Christianisme : Mashiah : Le Messie (Poème)
Mashiah, tu es la révélation de l’Éternel, notre Dieu. Toi qui étais Roi, tu t’es manifesté parmi nous en tant que serviteur. Lion de Juda, tu as agi avec la douceur d’un agneau. Tu es la manifestation du ciel sur terre, l’amour et la tendresse d’un Père au cœur de mère. Tout ce que l’Éternel Elohim Adonaï déclare se réalise en Toi. Tu es le Oui et l’Amen de ceux qui croient, car les paroles de Ta bouche sont Esprit et Vie, et lorsqu’elles nous touchent, elles nous vivifient.
Tu es le Mashiah, l’Oint de Dieu, doté de ta propre Onction, le Bien-aimé des cieux, celui qui attire toute l’attention divine. Pourtant, comme tout homme, tu as accepté de naître en tant qu’enfant, mais d’une manière unique, tu as bouleversé le cours du temps. Face à Toi, tous les compteurs de l’humanité ont été remis à zéro, car elle a reconnu en Toi son Héros.
Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde, tu es un Sauveur plein de compassion, qui pardonne même les offenses les plus graves. Tu es venu nous libérer, nous qui étions enchaînés par nos propres liens. Tu nous as unis à l’héritage qui t’appartient, devenant rançon et moyen de rédemption, comme Gethsémané peut en témoigner.
Pour Toi, Seigneur, c’était une vocation, car en répondant à l’appel du Père, tu t’es engagé à ramener ses enfants perdus dans les ténèbres. Mashiah, le Messie, il est vrai qu’Adam a donné des noms aux animaux sur la terre, mais il ignorait qu’un Agneau était déjà sur l’autel, car tu as été immolé avant même la fondation du monde.
Tu es l’Ancien des jours, celui qui a précédé le temps, ayant existé avant que l’homme n’ait besoin du temps pour exister. Tu es l’Alpha et l’Oméga, le commencement et la fin de l’éternité, une dimension où aucun être humain ne peut subsister. Mashiah, le Messie, il est certain que Jacob, en prophétisant l’avènement du Shilo, ne savait pas que ce dernier marcherait sur l’eau, commanderait aux tempêtes, dompterait la nature et ses lois, et réaliserait des miracles, délivrant et guérissant quiconque croit.
Il serait empreint de générosité, parcourant les lieux pour faire le bien sans avoir de toit pour lui-même. Et surtout, il monterait à Golgotha, défiant la malédiction de quiconque est pendu au bois. Oh Jacob, tu ne pouvais pas savoir que ton Shilo serait un Roi qui ne sauverait pas par l’épée, mais par la mort sur la croix.
Mashiah, descendant de David, mais éternellement couronné Roi des rois, tu t’es présenté comme « Je Suis », car tu te révèles de manière unique à tous ceux qui te cherchent et te suivent. « Suivez-moi et je ferai de vous… », as-tu dit, car tu peux transformer l’histoire de ceux pour qui rien de bon n’a été prédit. La lumière de la vie s’est levée sur un peuple assis dans l’obscurité, car Christ en nous est l’espérance de la gloire. Cette gloire qu’Adonaï ne partage avec personne, mais à laquelle nous avons accès grâce au privilège que Ton sang nous accorde.
Car si le sang d’Abel ne pouvait que crier et attirer la malédiction sur Caïn, Ton sang à Toi nous a justifiés et a ordonné la bénédiction sur celui qui, hier encore, était païen. La logique et les calculs égoïstes des êtres humains ne peuvent saisir cette équation divine : une seule âme, une seule vie, une vie innocente offerte sur un autel a suffi pour justifier toutes nos âmes coupables, un scandale dont seule la Grâce est capable.
Mashiah, mes yeux n’ont peut-être pas vu ta première venue, mais Ton Esprit atteste à mon esprit que je suis ton élu. Depuis lors, je compte à rebours Ton retour tant attendu. Avec un cœur rempli d’une divine assurance, je me tiens prête, telle une fiancée attendant ses noces. Bénis soit celui qui était, qui est et qui revient. Et l’Esprit et l’Église disent : viens…
Mashiah, Sauveur fidèle, le sujet de ma louange et de mon adoration. Parmi les anges, le refrain demeure le même : Saint, Saint, Saint est le Seigneur. Ainsi se chante-t-il depuis le ciel jusqu’à mon cœur…



